Il existe de nombreuses méthodes de fixation possibles, chacune étant étroitement liée au type de structure sur laquelle le système d'ancrage est installé. On peut utiliser une plaque et une contre-plaque, des vis et des écrous, ou encore des tiges et des résines bi-composantes, des vis à bois, des ancrages mécaniques, des rivets, des colliers, etc. Il incombe toutefois à l'ingénieur responsable de vérifier le type d'ancrage et la structure, et d'en indiquer les caractéristiques et les dimensions.
Les points d'ancrage permettent uniquement un mouvement circulaire dont le rayon est égal à la longueur de la longe, tandis que les lignes de vie permettent un mouvement linéaire sur toute leur longueur.
La durée de la garantie des dispositifs d'ancrage est fixée par le fabricant. Par conséquent, bien qu'il soit possible d'affirmer que les produits les plus résistants sont ceux en acier inoxydable AISI 304 et AISI 316 décapés ou électropolis, il est impossible d'apporter une réponse définitive.
La durabilité des appareils dépend de plusieurs facteurs, notamment le matériau, l'utilisation qui en est faite, les caractéristiques techniques, les conditions atmosphériques auxquelles ils sont soumis, etc.
Oui. En effet, la norme UNI 11560:2022 exige que l'intervalle entre deux inspections périodiques (qu'elles soient visuelles ou instrumentales) ne dépasse pas 2 ans pour les contrôles relatifs au système d'ancrage et 4 ans pour les contrôles relatifs à la structure porteuse et aux ancrages.
Oui. Conformément à la norme UNI 11560:2022, point 9.2.1, le contrôle du système après montage doit être effectué par l'installateur et réalisé conformément aux instructions du fabricant du dispositif, du concepteur du système d'ancrage et de l'ingénieur structure. Pour les ancrages comportant des éléments mécaniques ou chimiques, il convient d'évaluer la possibilité de réaliser des essais de charge produisant une force de traction d'au moins 5 kN pour chaque ancrage afin de vérifier la bonne liaison entre l'ancrage et la structure porteuse.
Oui. Puisqu'un système d'ancrage a pour but de relier la ligne de vie à un équipement de protection individuelle (EPI) afin de prévenir les chutes de hauteur, une évaluation des risques doit être réalisée avant sa conception. Cette évaluation consiste à analyser les risques existants, concomitants ou ultérieurs, ainsi que ceux liés aux travaux ou activités à effectuer sur le toit.
Il est indispensable d'en tenir compte pour concevoir un système qui protège le travailleur contre de tels risques.
Conformément à l'article 59 du décret législatif n° 81/2008, la responsabilité incombe au travailleur s'il ne respecte pas ses obligations de sécurité, n'observe pas les dispositions relatives à la protection individuelle, n'utilise pas correctement son équipement de travail ou ne participe pas aux programmes de formation.
Si le dysfonctionnement d'une ou plusieurs pièces d'un système d'ancrage est dû à des défauts de fabrication ou d'installation, la responsabilité incombe au fabricant et/ou à l'installateur.
Selon la norme UNI EN 795:2012, point 3.2, un dispositif d'ancrage est un point auquel connecter l'EPI constituant le système de protection individuelle contre les chutes.
Selon la norme UNI EN 795:2012, point 3.6, un point d'ancrage est le point d'un système d'ancrage auquel le dispositif de protection individuelle contre les chutes est destiné à être fixé.
En termes plus simples, le point d'ancrage est la partie physique où le connecteur se fixe.
La norme UNI 11560:2022 indique que la documentation à fournir au client doit contenir :
Conformément à l’annexe A2 de la norme UNI EN 795:2012 – Guide relatif à la documentation à fournir après l’installation –, la documentation nécessaire qui doit être fournie au client doit comprendre :
Ce plan doit être affiché à l'entrée du bâtiment afin qu'il soit visible et accessible à tous.
L’effet pendulaire est l’un des principaux risques liés à la toiture, notamment aux angles. La norme UNI 11158:2015 établit une distinction entre l’effet pendulaire sur les ancrages linéaires et ponctuels.
La loi consolidée relative à la santé et à la sécurité au travail (décret législatif 81/2008) définit la signalisation de sécurité comme faisant partie intégrante des mesures de prévention et de protection à mettre en œuvre pour maîtriser un ou plusieurs risques sur le lieu de travail. Ce même décret établit les critères de sélection de cette signalisation ainsi que leurs caractéristiques.
Lorsqu'un toit ou une installation est équipé d'un système de protection antichute utilisable par les travailleurs, celui-ci doit être correctement signalé.
Chaque point d'ancrage est indiqué par une étiquette/un signe obligatoire, à savoir un pictogramme blanc sur fond bleu qui les catégorise comme points d'ancrage.
Les lignes de vie sont quant à elles signalées par un panneau qui doit être placé près du point d'accès au toit : celui-ci doit indiquer la date d'installation et les exigences relatives à l'utilisation du système (telles que l'utilisation obligatoire de harnais de sécurité et/ou de longes, le nombre maximal de travailleurs pouvant être connectés à la ligne, etc.).